Pérou – région de Cusco / Cuzco

Nous avons passé plusieurs semaines dans la région de Cusco, la vallée sacrée des Incas. 

Après une brève visite de la ville par la biais d’un tour pédestre gratuit (comprenez : donation encouragée à la fin du tour), nous partons faire une excursion dans la jungle de la réserve Tambopata. Nous réservons l’excursion sans trop comparer et nous regretterons l’agence que nous avons choisie, même si l’excursion se passera bien. 

Après un bus de nuit qui nous mène sans grand confort jusqu’à Puerto Maldonado et quelques déboires de paiement avec l’agence locale au petit matin, nous embarquons sur une pirogue motorisée pour une virée inconfortable de 2 heures sur le fleuve Madre de Dios. 

Arrivés au point d’accès de la réserve, nous laissons notre navire et chaussons des bottes en caoutchouc (fournies) pour une randonnée suivie d’une balade en pirogue à rames jusqu’à notre hébergement sylvestre. 

Nous nous attendions à plus sauvage, les cabanes sur pilotis sont entièrement moustiquairisées et comptent prises électriques, ventilateur de plafond et douche. Malheureusement, une panne de générateur nous privera d’une bonne partie de ce confort moderne pendant la durée de notre séjour…

Dans la jungle, une température de +35° la journée et de véritables nuées de moustiques qui vous collent au train pour fondre sur vous à la moindre halte. 

Le répulsif moustiques spécial tropiques fonctionne environ une demie-heure jusqu’à ce que l’on s’essuie la sueur et le répulsif avec. 

Durant ces quelques jours (220 $ p.p. pour un programme de 4 nuits), nous ferons quelques randonnées à pied sur des sentiers très battus avec quelques singes, oiseaux et paresseux qui se tiennent à bonne distance – les jumelles nous sont bien utiles, à défaut d’un bon zoom sur l’appareil photo. 

Les balades en pirogue seront les plus intéressantes même si l’on est parfois mis à contribution pour ramer ce qui complique l’utilisation de l’appareil photo ou des jumelles. 

Nous aurons l’occasion de voir des loutres géantes et des crocodiles à quelques reprises ainsi que bon nombre d’oiseaux marins et de piranhas bondissant hors de l’eau. 

Nous ferons une virée nocturne pour observer des bébêtes : papillons, chenilles, cigales, phasmes, tarentules…

Nous irons également faire une session de pêche nocturne aux piranhas… Illégale vue la discrétion dont on nous demande de faire preuve. 

Les repas sont plutôt bons et copieux même si l’on nous sert deux fois de la panse alors que presque personne n’y a touché la première fois… 

Dans l’ensemble, un séjour agréable mais on sent que l’on a choisi l’option low-cost. 

Sur la route du retour, nous ferons une halte sur « l’île aux singes ». Le guide vient avec des sachets de chips de bananes (!) mais nous n’y verrons aucun singe : « ils ont sûrement déjà trop mangé de chips aujourd’hui ». Tant pis, mais c’est l’occasion de nourrir les moustiques de l’île… 

Ensuite, un arrêt dans un complexe luxueux pour faire un tour de tyrolienne-accrobranches, ce qui nous permet de voir ce que l’on aurait pu avoir avec un autre budget : piscine couverte, salle de jeux… 

Puis retour à Puerto Maldonado, autres désagréments pour obtenir notre billet de trajet retour en bus et nous revenons à Cuzco. 
Il est ensuite l’heure pour nous de faire le Machu Picchu. En effet, à cause du nombre d’entrées limité (400 personnes pour l’option que nous avons choisie), nous avons réservé nos billets à l’avance car la haute saison approche. 

Nous réservons donc un minibus à Cuzco pour S/80 aller-retour p.p. qui nous amènera en 6h à Hydroelectrica. De là, nous suivons la voie ferrée pendant 3h jusqu’au village d’Aguas Calientes qui jouxte le Machu Picchu. 

Le lendemain matin, nous prenons le bus ($7.5 p.p. aller simple) qui nous amène jusqu’à l’entrée du site. 

Nous ferons une première brève visite en attendant l’heure de notre groupe pour la visite du Huayna Picchu. Nous ressortons pour récupérer nos snacks déposés à la consigne (précaution inutile puisque nous n’avons pas été fouillés à l’entrée…)  puis nous allons faire le Huayna (20 minutes de marche depuis l’entrée du site jusqu’au contrôle des billets du Huayna). L’escalade est raide pendant 45 minutes pour arriver en haut de la montagne. En haut, nous voyons un chemin annexe vers la Grande Caverne (aussi appelé Temple de la Lune) que nous prenons sur les conseils de Wikivoyage. C’est une heure de descente de marches pour arriver à la grotte puis une heure de marches montantes pour revenir au point de contrôle des billets. Le temple-grotte n’a rien d’impressionnant mais nous sommes seuls ou presque dans la forêt, ce qui est plutôt agréable. Après cela, nous ressortons pour déjeuner et re-rentrons (3 entrées autorisées par billet) pour visiter le reste du Machu Picchu. 

Une fois la visite finie, nous retournons épuisés jusqu’à l’hôtel en descendant la montagne à pied. Plusieurs jours de courbatures nous attendent en récompense ! 

Après cela, nous irons faire un volontariat d’environ deux semaines à Urubamba dans un B&B-restaurant relativement calme. 

Nous reviendrons ensuite à Cuzco et ferons une excursion d’une journée pour aller voir la Montagne Arc-en-ciel. Une agence pas chère nous la propose à S/65 p.p. contre un prix généralement constaté de S/80 p.p. Les paysages sont superbes mais la randonnée n’est pas des plus faciles (2-3h de montée jusqu’à 5000m d’altitude – ânes à louer tout le long du chemin pour ceux qui n’en peuvent plus). 

Revenus à Cuzco une nouvelle fois, nous ferons un atelier truffes en chocolat au ChocoMuseo (S/70 p.p. et nous repartons avec 12 chocolats chacun) et une visite du musée de la coca (S/10 p.p.) avant de poursuivre notre route vers de nouvelles aventures : une brève halte sans grand intérêt à Puno puis direction la Bolivie. Première étape : Copacabana ! 

La suite au prochain épisode… 

Et maintenant quelques photos :

Place ensoleillée - jardin fleuri et fontaine
Place centrale de Cuzco
Centre-ville - toits de tuiles
Vue du centre historique de Cuzco
Pirogues et rivière
Nos pirogues à rames
Crocodile dans l'eau
Crocodile
Grosse tarentule noire
Tarentule sur son palmier
Pont suspendu dans la jungle
Accrobranches
Locomotive rapide
Le train qui va à Aguas Calientes
Lamas, ruines et pelouse
Lamas au Machu Picchu
Grotte avec ruines
Le temple de la Lune sur le Huayna Picchu
Marché de primeurs en intérieur
Le marché couvert d’Urubamba
Four en terre cuite et pizzas
Soirée pizza en préparation à notre volontariat
Panneau dissuasif
« Les voleurs seront brûlés vifs » à Urubamba
Patio canapés et toiles suspendues
Le patio de notre volontariat
Montagne de plusieurs couleurs
La montagne arc-en-ciel
Toque et chocolat
Atelier truffes au ChocoMuseo de Cuzco
Dessin postiche
Merchandising au musée de la coca

Pérou – le Nord

​Arrivés à Chiclayo, nous séjournons à l’hostal Satelite, à l’extérieur de la ville mais facilement accessible grâce aux collectivos. La proprio débordante d’amabilité ne nous fera pas regretter notre choix. 

Grâce à un minibus, nous allons jusqu’à Lambayeque où se trouve le point d’intérêt principal de la région, un superbe musée dédié à la civilisation Mochica

Nous découvrirons que Lambayeque est également la ville d’origine d’une énorme confiserie baptisée King Kong car inventée à l’époque de la sortie du premier film, confiserie à base de biscuit et de confiture de lait, déclinée en plusieurs saveurs (cacahuètes, ananas, figues…).

Le  lendemain, nous allons voir les pyramides de terre de Tucume dont la taille n’a d’égale que le délabrement, et le musée qui va avec. Pas très impressionnant, surtout après le musée des Mochica, mais c’est l’occasion de passer une journée au soleil loin du bruit et de la pollution de Chiclayo. 

Nous irons aussi passer une après-midi à la plage de Pimentel mais ce n’est pas la foule qui y manque, on évitera d’y aller un dimanche la prochaine fois… 

Enfin, il sera temps pour nous de reprendre la route, via un bus de nuit qui nous conduira à Lima. 

Lima est énorme et nous y reviendrons avant notre retour en France, nous ne nous y attardons donc pas. 

Après une journée de repos, nous prenons un bus de 22h (!) jusqu’à Cusco qui sera notre arrêt principal au Pérou, et mérite donc un article à part entière. 

Bâtiment architecture simili-Inca
Musée du Señor de Sipan
Plage et digue
Plage de Pimentel
Ensemble de pyramides de terre érodées
Vue du complexe de Tucume

Équateur – suite et fin

De retour des Galapagos, nous séjournons de nouveau chez Mogi’s, mais les choses ont changé : plus de séance ciné le soir, plus d’ordinateur en libre service, petit déjeuner moins copieux… Étrange, mais ça reste un bon rapport qualité-prix. 

Guayaquil n’est pas très intéressante, tout le monde nous conseille le bord de mer mais ça ressemble plus à un parc d’attractions qu’à une promenade…déception. 

Nous avons entendu parler d’un festival à Loja, ce qui tombait bien car c’était sur notre route vers le Pérou. Malheureusement, à cause du festival, les hébergements abordables sont tous réservés. Nous nous arrêtons donc à Cuenca à la place, réputée pour ses douceurs.

La ville est agréable avec de nombreux espaces verts, une rivière et de beaux monuments mais malheureusement, trop de circulation polluante dans le centre. Et effectivement, beaucoup de pâtisseries et de confiseurs, trop même ! 😇 

Nous irons voir un musée avec une très bonne section ethnographique qui explique toutes les civilisations antiques et modernes d’Équateur et une section numismatique (moins intéressante…). À l’extérieur du musée se trouve un très beau parc (Pumapungo) avec des ruines, un jardin botanique, une volière, une reconstitution de parcelles agricoles et quelques lamas.  

Après quelques jours, il est temps de partir avant que nos dents tombent, nous prenons donc un bus direct jusqu’au Pérou, à Chiclayo, sur les conseils de certains passagers de notre croisière à bord de l’Éden. 

Le passage de frontière se fait au milieu de la nuit sans difficulté, les deux postes se trouvant dans la même salle. Une file d’attente, un tampon, une autre file d’attente, un autre tampon puis on remonte dans le bus. 

Vue sur parc et ville
Parc Pumapungo
Parcelle de culture et ruines sur colline
Parc de Pumapungo – ruines
Façade de bâtiment en marbre avec piliers
Un exemple de la belle architecture de Cuenca
Sachet de maïs, popcorn, fèves, chips et vinaigrette
Streetfood équatorienne

Croisière aux Galapagos

Du 1er au 6 Novembre 2016, nous avons vogué à bord de l’Eden sur l’itinéraire Ouest qui fait le tour d’Isabela. 

Itinéraire de croisière autour d'Isabela
Notre itinéraire de croisière

À l’origine, nous devions faire une croisière de huit jours à bord du Guantanamera ($1300 par personne payés en espèces à leur bureau de Puerto Ayora, contre ~$2500 p.p. annoncés sur leur site Internet), mais nous avons reçu quatre jours avant le départ un courriel nous informant qu’un problème de moteur avait interrompu la croisière en cours et immobiliserait le navire pour au moins deux semaines. 

Nous étions alors sur San Cristobal et allions devoir attendre encore deux jours avant de revenir à Puerto Ayora pour espérer trouver une autre croisière à temps avec un itinéraire similaire. À peine débarqués du « ferry » – un speedboat qui secoue sacrément, et par sacrément je veux dire que j’ai vomi tout ce que j’avais et tellement plus), un agent du Guantanamera nous rembourse intégralement notre croisière et une heure plus tard, sa remplaçante est réservée et payée auprès de Galapagos Best Options que je vous conseille même s’ils ne sont pas souvent ouverts – Ed a le meilleur anglais de l’île et son collègue parle français (avec l’accent québécois pour toujours plus d’exotisme).

Nous avons appris par la suite que le Guantanamera a explosé deux jours après son retour au port, soit deux jours avant notre date d’embarquement prévue ! *gloups*

Notre croisière à bord de l’Eden s’est très bien passée malgré quelques infiltrations d’eau au sol de notre cabine quand ça tanguait trop et un lit double pas très large : la cuisine était au-delà de nos espérances (buffet varié à presque tous les repas, y compris au petit-déjeuner, et quelques en-cas bien appréciés), notre guide Ruben connaissait bien son sujet (mais sa tendance à radoter frisait le bégaiement), la mer n’a dans l’ensemble pas été très agitée, et nos attentes en matière de faune et de flore ont été comblées (pas vu de requins-marteaux mais une raie manta !).

Voici notre programme :

  • Arrivée sur le bateau le soir vers 18h30 à Puerto Ayora (les passagers avaient passé la journée sur l’île (Tortuga Bay, le centre Darwin et la réserve El Chato), explication du programme, dîner et dodo. Navigation nocturne assez violente + excitation = quelques miettes de sommeil 
  • Journée autour de Puerto Villamil sur Isabela avec visite du centre de reproduction des tortues géantes, visite de plages locales et lagunes à flamands roses le matin et snorkeling dans une lagune l’après-midi suivi de deux heures relax sur la plage. Navigation nocturne jusqu’à Punta Moreno. 
  • Balade en canot autour de Punta Moreno, promenade puis tuba le matin, navigation à l’heure du déjeuner et après-midi à Bahia Elizabeth : balade en canot en bord de côte puis dans une mangrove. Navigation le soir jusqu’à Caleta Tagus. 
  • Décollage à 6h pour un tour en canot, petit déjeuner vers 7h30 de retour au bateau, puis balade et tuba. 40 minutes de navigation jusqu’à Punta Espinoza sur l’île de Fernandina et tuba de nouveau. Déjeuner puis balade, puis retour sur Isabela pour refaire du tuba à Punta Vicente Roca. Navigation nocturne jusqu’à l’île de Santiago. 
  • Balade à Puerto Egas puis tuba le matin. Navigation le midi jusqu’à l’île Rabida, tuba puis navigation de nouveau jusqu’à l’ile Daphné. Tour de l’île avec l’Éden pour apercevoir quelques spécimens de plus puis navigation jusqu’à Baltra. 
  • Réveil à 6h pour faire une balade sur l’île Seymour Norte, petit-déjeuner rapide sur le bateau le temps de regagner Baltra puis débarquement final ! 

    TLDR : beaucoup d’activités du lever au coucher du soleil, on en a pour son argent, beaucoup de lieux visités (et du coup, beaucoup de navigation…) ! 

    Coût total de l’opération : $1050 p.p. + boissons + $10 de combinaison de plongée p.p. par jour. 

    Animaux vus : iguanes terrestres et marins, tortues, oiseaux, poissons et lions de mer en pagaille, quelques raies (sting rays, eagle rays et une manta !), quelques requins à pointes blanches et des pingouins. 

    Tortue marine nageant
    Tortue marine
    Lion de mer nageant
    Lion de mer
    Étoile de mer
    Étoile de mer
    Requin à pointes blanches
    Requin à pointes blanches
    Coucher de soleil depuis le bateau
    Derniers instants de soleil

    Les cachets contre le mal de mer (dimenhydrinate) ont été efficaces (je suis pourtant très sensible) mais ils n’ont pas la durée annoncée de 24h quand ça tangue fortement, plutôt 18h.

    Bilan très positif ! 

    Il nous reste une semaine sur Santa Cruz avant de regagner le continent.

    Isla San Cristóbal

    Nous avons passé environ deux semaines sur la deuxième île la plus peuplée des Galapagos, deux semaines au cours desquelles nous n’avons pas fait grand-chose (c’est à dire pas fait le Kikker Rock) en partie à cause d’une vilaine angine blanche qui a failli emporter Clélia (comme toutes les trois semaines environ 😂). 

    Nous avons tout de même exploré Puerto Baquerizo Moreno et ses plages (d’eau très froide !) et points d’intérêt. 

    • Playa La Loberia : super spot de tuba accessible à pied, mais comptez une demie heure de marche en bord de route. Eau peu profonde et claire, pas de courants, de nombreux petits poissons, beaucoup de lions de mer (mais très peu dans l’eau) et quelques tortues marines. 
    • Playa Mann : rapidement accessible depuis le centre-ville, orientée coucher de soleil, beaucoup de lions de mer (et du coup quelques mauvaises odeurs). Beaucoup de vagues, et pas mal de gens l’après-midi. 
    • Las Tijeretas : petite colline à escaliéder qui offre un joli point de vue sur les alentours. On y accède depuis le Centro de Interpretacion Ambiental. C’est en haut de la colline que démarre le long sentier qui va jusqu’à la : 
    • Playa Baquerizo : Comptez une heure depuis Las Tijeretas. La balade est sympa si on aime sauter de rocher en rocher. C’est assez beau, vous n’y verrez pas d’humains mais des iguanes et des lions de mer (et quelques organismes non identifiés). Pas génial pour la baignade par contre, eau froide, rochers et grosses vagues. 
    • Centro de Interpretacion Ambiental : musée gratuit qui raconte l’histoire de l’archipel sur divers plans. Plusieurs animations étaient hors-service mais c’était peut-être temporaire car des travaux étaient en cours. Depuis le centre, on peut aussi accéder à la :
    • Punta Carola : une joli crique supposée être un bon spot de tuba mais il y a des rochers coupants et des vagues pour vous pousser dessus (Aïe !) et pas grand-chose à y voir. 
    • Marché municipal : pas très intéressant si l’on n’a pas de courses à y faire, mais on peut prendre un bon almuerzo à $3-4 à l’étage. 

    Nous avons séjourné chez Nathaly, le moins cher que nous ayons trouvé avec cuisine (négocié à $25 la nuit pour 12 nuits). Nous avons eu l’occasion d’essayer plusieurs chambres au confort auditif très inégal. Entre le terrain sportif d’en face, la pompe à eau et le mari taxi qui pense que faire gueuler son moteur à l’arrêt résoudra ses problèmes de mécanique, les chambres côté cour peuvent être assez bruyantes entre 7h et 23h (évitez surtout la 3 !). 

    À part cela, les patrons sont aimables et à cheval sur la propreté.  

    N’oubliez pas de visiter la boulangerie-pâtisserie du coin (Cuencan Taste ou qqch du genre) avec ses roulés au chocolat et ses fourrés à la mûre. 🙎 

    Crique de Punta Carola
    Punta Carola
    Raie nageant
    Raie à la Loberia
    Bébé lion de mer sur la plage
    Bébé lion de mer à la Loberia 😻

    Isla Santa Cruz – Galapagos

    Arrivés à Baltra, l’aéroport situé sur un îlot au nord de l’île, nous prenons un premier bus gratuit suivi d’un bateau à $1 par personne qui est le bateau le plus lent du monde (on peut penser que c’est l’excitation qui donne cet effet-là mais non, ça se vérifie au retour) puis un autre bus à $2 p.p. qui passe par Santa Rosa et Bellavista avant d’arriver à Puerto Ayora. 

    Protip : si vous voulez voir des tortues géantes sur la route de Puerto Ayora, choisissez le côté droit du bus. 

    Nous avons passé nos premières nuits en tente vers El Cascajo pour $10 p.p. par nuit avec accès à la cuisine et cabane de toilette. Pour vous y rendre, cherchez le Columpio Magico entre Bellavista et El Garrapatero, juste avant El Cascajo. Après avoir visité les alentours, nous avons déménagé au Galapagos Dove à Puerto Ayora (chambre triple avec cuisine négociée à $28 la nuit). C’est un peu excentré, il faut compter ~20 minutes de marche depuis le bord de mer, mais c’est tranquille, il y a peu de touristes, et les restaurants d’à côté sont excellents et pas chers ($3 l’assiette ou $4 avec l’entrée p.p.). 

    Il y a également une boulangerie-pâtisserie pas loin (mais si vous avez l’occasion – ou la chance – de tomber sur La Moderna, elle vaut le détour, rien que pour le patron ; cherchez du côté du bureau de poste), quelques tiendas et le marché couvert avec marché de producteurs le samedi matin. 

    Nous avons visité presque tous les points d’intérêt de Santa Cruz :

    • El Chato : incontournable, c’est là où vous pourrez voir des dizaines de tortues géantes en pleine action… enfin, en vie en tout cas. Il faut savoir qu’il y a la réserve El Chato (gratuite mais bien cachée) et le ranch El Chato 2 à $3.5 p.p. avec de petits tunnels de lave et un restaurant qui profite de son isolement ($3 l’empanada). Il y a également le ranch Las Primicias qui offre plus ou moins les mêmes prestations. 
    • El Garrapatero : très belle plage à l’Est de l’île, à 7km d’El Cascajo, soit 15km de Bellavista. Vous pourrez y voir 2-3 flamands de loin, quelques iguanes et poissons (et de petites raies si vous avez de la chance) mais prévoyez nourriture et boissons, il n’y a rien sur place à part un coin ombragé avec des tables, des bancs et des pinsons voleurs. C’est là que nous avons vu une meute de requins à pointes blanches que nous avons approchés timidement car nous ne savions pas encore à quoi nous en tenir et que nous ne voulions pas finir en fait divers si tôt dans notre périple ! Si vous voulez tenter votre chance, aventurez-vous sur la gauche lorsque vous êtes face à l’eau. 
    • Cerro Crocker : le point culminant de l’île. Le chemin pour accéder à la cime est la plus belle balade de l’île selon moi, avec sa forêt de myconias et sa brume mystérieuse (ou sa superbe vue si vous n’avez pas de brume, je suppose). Ambiance jurassique pendant l’ascension puis post-apocalyptique une fois sur la cime. Partez du jardin d’enfants de Bellavista vers le Nord et suivez le chemin. Brume épaisse et vent froid nous attendaient en haut, alors prévoyez un coupe-vent imperméable.
    • Las Grietas : il s’agit d’un canyon d’eau douce (et fraîche) ou vous pourrez vous baigner et observer de près 2-3 espèces de poissons. L’entrée est gratuite. Pour y accéder, prenez un bateau au port pour moins d’un dollar p.p., passez par la plage Los Alemanes et poursuivez le chemin en passant par les marais salants. 
    • La station Charles Darwin : le complexe est principalement composé d’un musée, d’une réserve avec quelques tortues et iguanes et d’un centre de reproduction de tortues (malheureusement fermé pendant notre séjour pour cause de rénovations). Dans le musée gratuit, vous trouverez un squelette de baleine, quelques carapaces de tortues géantes, des panneaux informatifs, un documentaire vidéo et un laboratoire avec divers spécimens. Il y a également une plage discrète accessible depuis l’intérieur du complexe et la localement célèbre :
    • Playa Darwin : accessible depuis le sentier qui mène à la station Darwin, cette toute petite plage est la plus proche du centre-ville, vous y serez donc rarement seuls. Un lion de mer y lézarde parfois et, si vous n’avez pas peur de vous éloigner un peu, vous verrez sous l’eau toutes sortes de poissons ainsi que quelques tortues géantes. 
    • Cerro Mesa : un autre point culminant de l’île, avec un bâtiment à son sommet qui permet d’avoir une superbe vue sur tous les alentours. Pour y accéder, rendez vous à El Cascajo et prenez la route qui part vers le Nord (~8 km).
    • Los Gemellos : deux énormes cratères qui n’en sont pas, assortis d’un sentier sympathique. Vous en trouverez un de chaque côté de la route qui mène à l’aéroport (~5 km depuis Santa Rosa).
    • Columpio Magico : très peu connu, je pense. Il y a une promenade sympathique d’une bonne heure à faire sur la propriété avec quelques ossements et objets de la seconde guerre, un petit tunnel de lave, beaucoup de flore locale, des volailles en liberté, une mare, et une presse à canne à sucre avec dégustation gratuite. Enfin, une balançoire au-dessus du vide pour quelques sensations fortes, la fameuse Columpio Magico

    Pour que notre collection soit complète, il nous aurait fallu les tunnels de lave (un à proximité d’El Chato et un à Bellavista), le Cerro Dragon (sur la route de l’aéroport me semble-t-il) et la plage Las Bachas au nord de l’île, qui semblait sympathique mais accessible qu’en taxi. 

    Profitez bien de votre séjour ! 

    Tortues géantes dans la boue
    Mare aux tortues à El Chato
    Forêt atypique et brume
    Forêt de myconias – Cerro Crocker
    Canyon et eau claire
    Las Grietas
    Superbe crique, plage et ciel bleu
    El Garrapatero
    Panorama verdoyant et désertique
    Une des vues du Cerro Mesa
    Tortue marine qui prend une respiration hors de l'eau
    Tortue marine à Playa Darwin

      Au pays des oranges et des retraités 

      Nous avons passé quatre jours à Miami au cours desquels nous avons eu l’occasion de découvrir un centre ville sans grand intérêt grâce à une flotte de bus inconfortables mais fort charmants (et gratuits), les Trolley, et un réseau de métro aérien gratuit lui aussi, le Metromover

      Bus intérieur bois de Miami
      Clélia pose dans le trolley

      Superbe graffiti tons pastels
      Graffiti dans le quartier Wynwood Walls
      Gratte-ciels de Miami
      Le centre névralgique de Miami

      Nous sommes allés manger dans un Subway (décevant car strictement identique au français) et une chaîne de burgers inconnue en France (Wendy’s) où nous avons pu nous écœurer avec des frites baignant dans une sauce au fromage surgrasse parsemée de morceaux de bacon frits… 😲 C’est simple, après le repas j’avais envie de me faire un bain de bouche au dégraissant industriel… Mais j’ai dû me contenter de mon demi-litre de citronnade et d’une menthol. 

      Frites, miettes de bacon et sauce fromage
      Baconator fries de chez Wendy

      Nous avons également fait une journée transports publics avec bus et métro qui nous a permis entre autres choses d’assister à un entretien d’embauche impromptu :

      – Je dirige un chantier à l’Université en ce moment. Et toi ? 

      – Moi rien… J’attends la fin de l’hiver pour remonter à New York. 

      – Je peux t’embaucher si tu veux, il faut que t’y sois mardi matin à ..h, ça paye $.. de l’heure et on fournit le casque de chantier. 

      -OK pourquoi pas… Pas besoin de carte d’identité, t’es sûr ? 

      -Sûr 

      -Super, à mardi. 

      Sur les conseils de notre hôte Martine, nous avons pris notre superbe SUV climatisé pour aller dans les Keys, le bout du bout de la Floride, d’où on peut presque sentir la fumée des cigares de Cuba. 

      Nous n’avons malheureusement pas choisi le bon jour puisque nous y sommes allés en fin de matinée, un weekend, et que quelques milliers de personnes avaient eu la même idée… 

      Néanmoins, après une bonne heure de bouchons et quelques engueulades avec le copilote-GPS qui ne savait pas où aller, nous sommes arrivés à une mini-plage charmante (dans un trailer park) qui sert de photo principale au blog. 

      Crique paradisiaque dans les Keys
      Baignade dans les Keys
      Crique paradisiaque dans les Keys - 2
      Une vue plaisante par 38°C à l’ombre

      Et bien sûr, nous sommes allés lézarder sur les plages de sable fin de Miami South Beach, où les voitures de luxe fourmillent comme des escargots sous la pluie (ça bouchonne aussi pas mal par ici).

      Plage à la nuit tombante
      Miami South Beach au coucher du soleil

      Ces quelques jours en Floride sont vite passés et il nous a fallu faire le plein, rendre la voiture et changer d’aéroport (via une navette gratuite suivie du métro TriRail à $5-10 par personne) avant de monter dans l’avion (puis attendre deux heures, descendre de l’avion, attendre une heure, monter dans un autre avion et attendre à nouveau une ou deux heures avant qu’il ne décolle – Merci American Airlines). 

      Prochaine étape : Quito !